Mat à mort

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Moscou, décembre 1986. La finale du championnat du monde d’échecs tourne au drame. Campagne de l’Ardèche, hiver 2003.Un enchaînement de décès inexpliqués défraie la chronique. Il faudra du temps pour établir le lien entre ces événements séparés dans le temps et dans l’espace. Et pour cause ! Quel rapport entre un joueur d’échecs prématurément disparu et une vieille photo prise avant un match de football ? Pourquoi tant de gens meurent-ils dans deux bourgades tranquilles ? Qui est l'assassin ? Un débile, mort depuis longtemps, affirme la rumeur. Le Ravi…? Mais c’est impossible, et pourtant tout paraît l’accréditer. L’arme des crimes ? Il n’y en a pas. Des indices ? Minces et ils sont bien curieux. La police piétine, les victimes vont se suivre et se ressembler...
Jusqu’à ce que mat s’en suive.

Après Vice repetita, Hervé Sard récidive avec ce polar haletant où les cadavres s’amoncellent inexorablement.
Initialement paru aux éditions Krakoen (2007)

ISBN : 979-10-92738-02-5 - 216 pages - 3 €
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Avant-propos

Qu’est-ce qui vous attend dans Mat à Mort, le nouveau polar de Hervé Sard ? Bien sûr, vous y retrouverez les constantes du genre : crime, victime, enquête, piste, coupable, mobile, rebondissements. Dans Mat à mort - tout comme dans Vice repetita, son précédent roman - les questions qui vous tarauderont de la première ligne à l’ultime paragraphe seront qui ? pourquoi ? comment ? Bref, le propre d'un roman à énigme. Dans Mat à mort, vous n’aurez pas à subir un étalage d'hémoglobine ou une succession de descriptions sordides. Vous ne vous essoufflerez pas dans une course-poursuite à tombeau ouvert, pas plus que vous n’essuierez une fusillade toutes les dix pages ou que vous ne vous égarerez dans un enchevêtrement de fausses pistes. Vous croiserez des personnages en apparence ordinaires, vous serez tentés d’aider deux flics qui pataugent, vous évoluerez dans un cadre champêtre en assistant à la réapparition d’un événement surgi d’un passé oublié. Dans Mat à mort, tout est dit sans tricherie. Pourtant, une vérité peut en cacher une autre.
Un style sobre, une narration fluide et précise, des dialogues qui sonnent juste ; dans Mat à mort, comme dans Vice Repetita, Hervé Sard vous happera au travers d’une histoire qu'il vous sera impossible de lâcher avant d'avoir d’en avoir découvert le fin mot.
Paul Colize

Revue de presse...



Bibliotheca - Dans l'univers du livre de Marc Meneguz (mars 2008) - Belgique

En 1986, l'un des finalistes du championnat d'échecs organisé à Moscou, décède lors du match qui devait le consacrer.
Bien plus tard en 2003 en Ardèche, un étrange fait divers défraie les chroniques. Les deux villages voisins de Calignon et Robignon sont victimes d'une étrange série de disparitions, des décès semblant à première vue tout à fait naturels, mais qui deviennent vite suspects par leur fréquance. La police mène l'enquête, mais il est bien difficile de trouver un quelconque indice liant ces morts à un acte criminel. Et pendant ce temps les morts se succèdent. De plus cela se fait dans un certain ordre de façon alternative dans chacun des deux villages, un peu comme le déroulement d'une partie d'échecs. Mais les victimes ont toutes un point commun, elles ont environ le même âge et ont participé à un match de football, trente ans auparavant. Une partie d'échecs... comme si l'auteur ces crimes n'était nul autre que cet attardé mental, qui dans les années quatre-vingt est devenu un champion aux échecs avant de mourir lors d'une finale à Moscou. Oui, c'est bien le suspect idéal, sauf que justement il est déjà mort...
Mat à mort de l'écrivain français Hervé Sard sort en décembre 2007 et confirme, après la parution de Vice Repetita (2007), le talent de cet auteur de polars hélas encore trop peu connu.
Comme dans Vice Repetita (2007) Hervé Sard joue avec les règles du genre du polar. En effet, si l'intrigue se construit de façon assez classique autour d'un enquêteur, un tueur, de nombreuses victimes, des indices que le lecteur découvre en même temps que l'enquêteur mais qui ne mènent qu'à un suspect impossible : un joueur d'échecs mort bien avant le début de l'histoire. Toujours comme dans Vice Repetita (2007), Hervé Sard place son intrigue dans la profonde campagne française et en profite pour dresser une galerie de portraits hauts en couleurs et souvent caustique. Ce qui frappe également est la noirceur des propos. En effet au fil des pages le lecteur n’éprouve que peu de compassion pour les victimes, souvent présentées de façon négative, au point où chaque meurtre paraît comme un acte de justice. Evidemment la police veille pour faire respecter la loi, sous la figure d’un policier sérieusement débordé par les événements et par les habitants de ces deux villages.
Avec une rare efficacité, Hervé Sard installe son intrigue en quelques pages et en construisant habilement le suspense qui fera accrocher le lecteur, à un point, que celui-ci ne pourra lâcher ce roman avant d'avoir compris le fin mot de l'histoire. Et de plus Hervé Sard a le talent de monter son histoire de sorte que chaque détail compte et rien ne semble jamais laissé au hasard. Le rythme est haletant et le suspense reste entier jusqu'au dénouement final bien construit, mais qui pourra paraître comme assez peu crédible à certains lecteurs. A noter aussi l'humour noir et grinçant omniprésent d’un bout à l’autre du roman.
Mat à mort est un excellent polar, noir à souhait et qui malgré une structure classique étonne par de nombreuses originalités. Hervé Sard nous confirme son immense talent d’auteur de romans policiers.

Luis Alfredo a lu Mat à mort (sur Rayon du polar - janvier 2008)

Au cœur de la France : l’Ardèche.
Au fond de l’Ardèche : Robignon et Calignon, deux villages qui, de mémoire d’homme, se sont toujours affrontés, ne serait-ce que sur les terrains de foot.
C’est là que notre héros un policier d’élite a été muté…
Et que peut faire ce natif de la ville? Lire des lettres anonymes qui se résument à peu de choses : « Un », « 2 », puis « un de plus » et enfin « ultime avertissement ».
A quoi peuvent faire référence ces messages sibyllins? Aux quadragénaires décédés de mort naturelle ? Il serait étonnant qu’une mort naturelle soit suspecte! Et ceci d’autant plus que la seule personne qui aurait pu souhaiter la mort de ces quadragénaires est morte à Moscou cinq ans plus tôt !
Certes… mais les décès naturels se multiplient sur un rythme effréné… Autant dire qu’ils sont extrêmes étranges.
Hervé Sard construit, avec ce « Mat à mort », une intrigue à la facture classique (un enquêteur, son adjoint, un tueur et une multitude de cadavres) mais sournoisement, il en rend le déroulement intriguant par suite de l’impossibilité qu’il pose comme hypothèse. En d’autres termes, « Mat à Mort » se lit avec avidité…

Jean-Marc Laherrère a lu Mat à mort (sur son blog - janvier 2008)

Revoilà Hervé Sard qui après Vice Repetita, nous offre avec Mat à mort un nouveau « petit polar » bien frais à se jeter dans le gosier :
Robignon et Calignon, deux petites villes de province bien calmes. Certainement pas l’endroit où on s’attend à croiser un tueur en série. Et pourtant … Et pourtant au quatrième paroissien d’une quarantaine d’année qui meurt d’une crise cardiaque le chef de la police locale commence à se poser des questions. Puis c’est un cinquième, un sixième … Avec un grand sens de l’équité : un pour Robignon, un pour Calignon, et ça recommence. La psychose ne tarde pas à s’installer, et à se préciser quand les habitants s’aperçoivent que toutes les victimes avaient joué ou vu un match de foot, trente ans auparavant …
On a parfois besoin d’un bon polar, n’ayant d’autre prétention que celle de nous faire passer un bon moment, sans pour autant sombrer dans la facilité. J’écris sans autre prétention, mais c’est déjà énorme de divertir intelligemment (je marche là sur les traces du grand Desproges qui le dit un jour de bien belle manière, mais je ne retrouve plus la citation).
Si vous voulez vous divertir, et éviter de plonger dans la déprime ou la rage que suscitent les polars bien noirs ancrés dans notre triste réalité, vous pouvez ouvrir en toute confiance vers ce roman. Vif, alerte, gouleyant comme un blanc bien frais descendu à l’ombre d’une pergola en plein été, il se lit d’une traite, sourire aux lèvres. Que demander de plus ?

Claude Le Nocher a lu Mat à mort (Le rayon du polar - janvier 2008)

Ce policier d’élite a été muté il y a deux ans au cœur du terroir ardéchois. Pour les affaires courantes, il compte sur son adjoint Sylvain, natif de la région. Moins banale, une série de morts suspectes l’intrigue. Un quatrième quadragénaire est décédé de mort naturelle, comme les trois précédents. Malgré plusieurs signes bizarres, Sylvain est d’avis de classer l’affaire. Simple hasard ? Au cinquième mort, un ami de Sylvain, celui-ci s’inquiète. Les villages de Robignon et de Calignon, rivaux depuis toujours, semblent visés par cette série criminelle, qui se poursuit durant les semaines suivantes. Neuf victimes, mortes de peur.
Le point commun entre tous ces gens, c’est une photo remontant à 1975 : une équipe de gamins, garçons et filles, posaient après un match de foot. Sylvain en faisait partie. On finit par déterminer qui prit cette photo. Maxime était un enfant attardé, considéré comme l’idiot du village. Pourtant, il révéla plus tard de curieuses capacités. Il disputa la finale d’un championnat international d’échecs, à Moscou. Sur le point de gagner, il mourut d’une attaque cardiaque. Sa jeune sœur est encore guichetière à la Poste locale. Le policier utilise un plan quadrillé en soixante-quatre cases pour mieux situer les victimes. Comme un échiquier. Les enquêteurs cherchent la parade, mais la série de morts incompréhensibles continue. On ne peut envisager une vengeance posthume de Maxime. Le policier consulte un ami psy, qui évoque un étonnante hypothèse...
Il s’agit d’une bonne comédie policière, roman d’enquête entraînant et traditionnel. On y trouve un flic opiniâtre et inspiré, son adjoint (trois-quart M.Bean, un quart Woody Allen) qui fait sourire, une galerie de portraits (dont miss Gros Lolos) assez caustiques, et une belle énigme. L’arme de l’assassin est subtile. Rappelons que l’abus de souvenirs personnels peut nuire à la fiction. Éventuel petit défaut, gommé par les mystères de cette affaire, ses fausses pistes, et son juste tempo narratif. C’est fort agréable à lire.

Patrick Galmel
a lu Mat à mort (Pol'art noir - janvier 2008)

Quatre morts inexpliquées dans un petit périmètre ardéchois. Quatre morts soi-disant naturelles, mais précédées chacune d'une lettre anonyme adressée au commissariat : « Un », puis « 2 », puis « Un de plus » et enfin « Ultime avertissement »…
Des quadras en pleine santé — hommes ou femme — qui s'évanouissent du monde des vivants. Des morts trop nombreuses, trop rapprochés, pour être une simple et navrante coïncidence. Et c'est bien ce qui inquiète le chef de la police locale. Et puis il y a ces lettres…
Un point commun relie néanmoins les victimes : elles ont toutes l'air d'être mortes de peur. C'est quand les cadavres continuent de s'accumuler — cinq, puis neuf — que Sylvain, l'assistant du chef, homme de terroir, fait ressortir une autre similitude, plus "sérieuse" et pouvant, elle, mener à une piste : chacun des morts apparaît sur une vieille photo de sa collection personnelle. Un cliché qui date de 1975 et présente les équipes de foot des deux villages voisins qui s'opposent alors dans l'habituel "derby".
Hervé Sard est un conteur. Il vous installe en quelques phrases dans un décor confortable et vous fait défiler sous les yeux cette mystérieuse histoire d'une écriture limpide qui donne envie de se laisser porter. Mat à Mort est de ces romans qui s'avalent d'une traite, avec facilité, sans autre prétention que celle de vous emmener quelques heures dans un ailleurs tout proche.
Cet ailleurs-là se situe en Ardèche, aux confins de deux villages voisins, plus ou moins ennemis de toujours. Hervé Sard, sans insister, y montre une population de la France profonde, une peu frustre, dure, cruelle. Mais ce qui importe essentiellement dans ce roman se situe plutôt du côté de l'intrigue, au point d'ailleurs que l'enquêteur principal restera anonyme tout au long du récit ; lui, le flic citadin perdu à la campagne, et qui fait ici office de témoin.
Et c'est bien le mot puisqu'il ne pourra empêcher cette méthodique et machiavélique vengeance d'aller jusqu'à son terme. Une partie qui se joue sur le terrain, tel un échiquier géant…
Reste que si le fond de l'intrigue tient son originalité et que l'auteur possède un incontestable talent de narrateur, plusieurs bémols sont à porter à son compte. Le titre du roman pour commencer, qui évente d'emblée une des particularités de l'intrigue qui se joue sous nos yeux, lui ôtant un côté spectaculaire qu'on aurait sans doute eu plus de plaisir à découvrir au fil du récit. La longueur du texte ensuite : en voulant trop "ramasser" on se trouve privé de la part diabolique de cette vengeance et sa mise en œuvre apparaît du coup un peu trop légère…
Mais sans doute Hervé Sard n'a-t-il pas voulu écrire un thriller… quand bien même en eût-il eu en mains tous les éléments.

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